Les poèmes héroïques des années 1650 sont illustrés par les meilleurs graveurs. La description des frontispices et planches permet de montrer la place de l'allégorie et de divers effets visant à approfondir le sens. Les planches représentent des scènes soigneusement choisies : la comparaison de quatre poèmes héroïques prouve surtout que les choix d'illustration, très différents, correspondent à des intentions morales et politiques du poète. Là où les illustrations de Saint Louys représentent le Christ régnant et les anges en action dans notre monde, celles de Clovis et d'Alaric sont surtout romanesques, mais de façon fort différente, tandis que La Pucelle cherche un compromis entre l'envie de romanesque et le projet de raconter l'Histoire sans fioriture.